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Côte d'Ivoire : calme relatif avant la présidentielle

Mahamadou Abdoulkarim
24 octobre 2025

À la veille du premier tour de l'élection présidentielle du 25 octobre 2025, l'analyste politique Geffroy Kouao analyse le climat politique actuel dans le pays.

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​Des Ivoiriens dans un marché d'Abidjan en 2020
​Des Ivoiriens sur un marché d'Abidjan en 2020Image : Issouf Sanogo/AFP

Les Ivoiriensen âge de voter se rendront aux urnes le samedi 25 octobre 2025 pour élire leur Président (e) de la République. Cinq candidats sont en compétition dont le président sortant Alassane Ouattara qui brigue un quatrième mandat de cinq ans contesté par ses opposants.

À la veille du scrutin, la tension reste vive à cause des récentes arrestations de militants de l’opposition. Mais, certains observateurs se veulent rassurants, comme le politologue ivoirien Geffroy Kouao.

​L'analyse de Geffroy Kouao

Geffroy Kouao : On assiste depuis près d'une semaine à des manifestations violentes de contestation du quatrième mandat du président Alassane Ouattara. Certes, ces manifestations sont marginales en ce qu'elles ne concernent que quelques villes. Mais tout ceci montre très bien que la Côte d'Ivoire est restée fidèle à sa tradition d'élections mal organisées, d'élections contestées et de violences électorales. L'atmosphère est tendue. L'opposition reste sur sa position de ne pas participer à cette élection. Le parti au pouvoir reste également sur sa position de ne pas accepter de dialoguer avec l'opposition. 

DW: Comme en 2010, comme en 2020, nous vivons déjà une crise pré-électorale. Plusieurs observateurs redoutent un scénario de violences post-électorales, comme celle qu'a connue le pays par le passé. Pensez vous que les conditions actuelles permettent d'éviter une telle crise ou bien les signes d'un possible dérapage sont déjà visibles? 

Geffroy Kouao : Je pense que la Côte d'Ivoire ne vivra pas une crise post-électorale pour deux raisons.

D'abord, parce que juste après la présidentielle, l'élection des députés est déjà programmée pour le 27 décembre 2025. Ensuite, il y a le fait que, contrairement à 2010 où on avait deux armées face à face, l'armée des Forces nouvelles, c'est-à-dire la rébellion qui soutenait  le candidat Ouattara et  en face, on avait l'armée régulière qui soutenait le candidat Laurent Gbagbo. Aujourd'hui, nous n'avons pas d'armée concurrente.