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L'axe routier Gao-Ansongo à nouveau opérationnel

Mahamadou Kane
13 février 2025

Le trafic routier a repris sur la route Gao-Ansongo après l’attaque terroriste qui a fait, le 7 février dernier, des dizaines de morts sur cet axe stratégique.

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Des Baobab dans la région de Gao
Les attaques terroristes dans le nord du Mali sont réccurentes dans la région de Gao et KidalImage : Nic Bothma/dpa/picture alliance

Cette reprise est intervenue à la suite de la levée du mot d’ordre de grève illimitée des transporteurs qui avait été décrété par les syndicats de transports. Un évènement qui pourrait favoriser la relance des activités économiques dans cette partie du nord du Mali qui subit des attaques visant régulièrement les convois de véhicules. Mais sur place, la tension est palpable. 
                                                                                                  
C’est à Kobé, à une trentaine de kilomètres de la ville de Gao, que la plupart des attaques contre les transports en commun en provenance d’Ansongo se produisent. C’est l’EIGS, l’Etat islamique au grand Sahara, qui opère dans  la zone et qui terrorise donc les populations. "Quand les passagers quittent Gao pour Ansongo sans escorte, on est d’abord exposé à toutes sortes d’attaques de bandits, de terroristes… on est dépouillé, on est frappé et les femmes violentées. Quant à l’escorte militaire, nous l’apprécions à sa juste valeur, mais prenons toutefois beaucoup plus de temps entre Gao et Ansongo que prévu. On peut faire, par exemple, deux ou trois heures pour une distance de 100 kilomètres", explique Abdoul Aziz Maiga, du conseil régional de Gao. 

Un soldat des Forces armées maliennes (FAMA)
L'armée malienne est toujours confrontée à des attaques terroristes Image : Hans Lucas/IMAGO

Inquiètude de la population

C’est l’angoisse et la peur qui prédominent donc parmi les populations et les acteurs du secteur des transports. Ceci, malgré la présence des forces armées qui ont renforcé leur présence sur cet axe, en accompagnant les véhicules de transports civils et en multipliant les patrouilles dans la zone. "Il ne se passe pas un jour où il n'y a pas de braquage sur l’axe Gao-Ansongo. Ce sont soit des braquages pour soutirer de l’argent, des biens matériels aux usagers, ou des enlèvements pour réclamer des rançons, ou encore des tueries, des assassinats sur cet axe-là. C’est devenu la route de tous les dangers dans le nord du Mali. Nous vivons ce problème depuis longtemps", Amadou Maiga est animateur à la radio Soni d’Ansongo, qui décrit une situation chaotique.  


La DW a tenté de faire réagir le porte-parole, mais aussi le président du syndicat des transporteurs de Gao. Mais ceux-ci déclarent, "être tenus par le devoir de réserve" après la conclusion d’un accord avec les autorités régionales, autour de la levée de leur mot d’ordre de grève illimitée, consécutive à l’attaque de Kobé, qui a fait officiellement 25 morts civils et 13 blessés.