Le mercredi 26 novembre, à la veille de la proclamation des résultats de la présidentielle de dimanche, les militaires ont annoncé avoir pris "le contrôle total du pays", après avoir arrêté le président Umaro Sissoco Embalo et suspendu le processus électoral. Jeudi 27 novembre, la junte qui a pris le pouvoir a nommé le général Horta N'Tam comme président de transition tandis que le chef d'Etat destitué Umaro Sissoco Embalo a quitté le pays pour le Sénégal.
Dans la foulée, la junte militaire a nommé ce vendredi au poste de Premier ministre le dernier ministre des Finances du président déchu, Ilidio Vieira Té. Il aura pour mission de conduire la transition en cours.
Comme on peut le constater, la pratique de la démocratie sur le continent, du moins dans une partie du continent, est problématique, d'autant qu'en octobre, trois scrutins majeurs ont eu lieu dans trois pays de trois des grandes régions du continent, à savoir le Cameroun pour l’Afrique Centrale, la Côte d’Ivoire pour l’Afrique de l’Ouest, la Tanzanie pour l’Afrique de l’Est.
Pour analyser tous ces sujets, Éric Topona reçoit trois invités sous l'Arbre à palabres:
- Alfred Shango Lokoho, politologue.
- Ousmane Ndiaye, journaliste indépendant et expert médias, ancien rédacteur en chef en charge de l'Afrique pour TV5 Monde.Le 10 juillet 2025, il a publié chez "Pépites jaunes". "L'Afrique contre la démocratie. Mythes, déni et péril".
- Patrick Mboyo Bakambo, professeur de droit public à l’Université Protestante au Congo, enseignant à l’Université Grenoble Alpes et Chercheur associé à l’Université Paris Saclay (France). Il est également auteur de plusieurs ouvrages dont le dernier paru chez l’Harmattan est : "La représentation des collectivités territoriales".
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