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Art de vivreLiberia

Robertsport : quand le surf devient un espoir

Gwendolin Hilse
4 mai 2026

Au Libéria, le surf est en train de devenir plus qu'un simple sport. Dans la ville côtière de Robertsport, les jeunes forgent leur propre avenir grâce à la discipline, à l'esprit communautaire et à l'océan.

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Au Libéria, pour Philipp Banini et ses amis, le surf n’est pas seulement un sport. C’est un choix de vie différent. Loin de la rue. Loin des ennuis. Pas seulement pour survivre, mais pour aller de l’avant.

Le Libéria, un des meilleurs spots pour surfer

Le Libéria ne figure pas sur la carte de la plupart des surfeurs. Mais il devrait y être. Certaines des meilleures vagues d’Afrique déferlent ici même — surtout pendant la saison des pluies. 

À Robertsport, le surf n’existait pas il y a vingt ans. Pas de planches. Pas de scène. La communauté a vu le jour en 2003, juste après la guerre civile. Des voyageurs ont fait découvrir ce sport et partagé leur équipement. Les enfants ont pris le relais.

À Robertsport, le surf entraîne le corps et l’esprit

Même les meilleurs spots de surf sont parfois à plat. Ça fait partie du jeu. Grâce au soutien d’ONG comme Provide the Slide, la communauté des surfeurs ne cesse de s’agrandir. 

Les habitants deviennent des moniteurs certifiés. Ils enseignent aux touristes. Et ils forment la prochaine génération bénévolement.
Mais il y a une règle : pas d’école, pas de surf. 

Et lorsque les enfants n’ont pas les moyens de payer les frais de scolarité, les livres ou les fournitures, l’ONG intervient. Les cours de surf ne se contentent pas d’entraîner le corps. Ils entraînent aussi l’esprit.

Le surf donne de l'espoir

Ce que les enfants apprennent ici ne s’arrête pas à eux. Certains d’entre eux deviennent des professeurs. À Robertsport, l’une d’entre elles s’appelle Irene. C’est la première surfeuse de la communauté. On l’appelle Butterfly, "Papillon" en français – à cause de la façon dont elle se déplace sur l’eau. 

Dans l’eau, le respect n’est pas une question d’âge ou de genre. C’est une question de compétences.

Le surf donne de l'espoir à la communauté. Et le droit de rêver d'une vie meilleure. Pour Philipp, ça a déjà porté ses fruits. Grâce à un prêt d'une ONG internationale, il a ouvert sa propre maison d'hôtes.

Robertsport n’est qu’à quelques kilomètres de Monrovia. Mais le trajet dure plus de quatre heures. Sans 4x4 ? Aucune chance. 
Pourtant, les choses changent. Lentement. Le gouvernement travaille à l’amélioration des routes. Et les surfeurs sont déjà là.