En Guinée Bissau, alors que l'on attendait les résultats de la présidentielle et des législatives du 23 novembre, ce sont les militaires qui ont fait irruption sur la scène politique pour interrompre le processus électoral la veille même de la proclamation des résultats.
Au Cameroun, la présidentielle du 12 octobre a fait plusieurs morts et les résulats du scrutin sont toujours contestés par l'opposition.
En Tanzanie, l'opposition estime que ce sont plus d'un millier de ses partisans qui ont été tués par les forces de sécurité, lors des élections législatives et présidentielle du 29 octobre dernier.
En 2008 le Kenya a connu de graves violences électorales. En Côte d'ivoire, la crise post-électorale de 2010-2011 a fait officiellement plus de 3000 morts.
Bref, élections riment avec violences et mort d'hommes dans de nombreux pays africains. Comment expliquer cela et faut-il continuer à dépenser autant de milliards pour des scrutins toujours contestés et qui divisent les sociétés africaines ?
Sous l'Arbre à palabre, pour en parler :
Martin Ziguélé, homme politique centrafricain, ancien premier ministre et président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC)
Dany Komlan Ayida, expert en gouvernance et développement international.
Michèle Ndoki, avocate et figure politique camerounaise.
Un débat présenté par Georges Ibrahim Tounkara